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Je vends comme une fille!

Récemment, une chef d’entreprise avec qui je discutais lors d’une réunion réseau a répondu à ma question « qu’est-ce que tu attends de ton adhésion ici? » :

« si j’osais, j’aimerais trouver des missions rémunératrices ».

Plusieurs choses m’ont interpellées dans cette réponse…

Premièrement le « Si j’osais »…

J’ai envie de te dire (un peu familièrement, j’avoue) : Chérie, tu es là pour faire du business! Bien sûr que tu dois oser te vendre!

Deuxièmement, est-ce réellement la bonne manière de se vendre?

Toute ma vie, on m’a dit que j’étais douée pour conclure des ventes. Il paraît que j’ai ça dans le sang, que c’est héréditaire. Autour de moi, on m’avait même surnommé « blablabla, signez-là! ».
Pourtant, je n’ai jamais fait d’école de commerce, aucune étude de marketing, qui pourraient me permettre de justifier une telle compétence. Je vends au feeling, je n’ai pas de méthode préétablie. Ma N+1 dans mon dernier job était d’ailleurs bien embêtée avec une bête curieuse comme moi! Objectivement, j’avais les meilleurs résultats commerciaux de la boîte, mais ma façon de faire était tellement personnelle que je ne pouvais décemment pas servir de « modèle » à mes collègues…

Cette réponse de cette jeune femme m’a replongé dans cette « a-normalité », dans le sens ou je ne représente pas la norme de la vente, que ce soit en B to B ou en B to C (car, oui, j’ai eu l’occasion de faire les deux dans ma carrière, et les deux, avec succès).
Etais-je heureuse de vivre de cette compétence, et de cette façon de vendre atypique? Pour être franche, cela dépendait de l’entreprise pour qui je travaillais…

Mais pour moi, la vente a toujours été un jeu!

Alors, oui, dans l’ensemble, je dirais que l’acte de vendre est pour moi un moment plutôt cool! ça n’a jamais été un moment de souffrance, comme pour beaucoup d’entrepreneur.es que je côtoie.
Cependant, une fois de plus, je me suis retrouvée face à cette incapacité à transmettre mon savoir-faire, que l’on a toujours qualifié autour de moi de « trop personnel ».

Et du coup, prise de curiosité, hier soir, j’ai voulu me renseigner sur les techniques dites « traditionnelles » de vente et de marketing. Et comme à mon habitude, j’ai vu m’acheter un livre (je suis de la vielle école que voulez-vous!). J’avais envie de voir ce qu’il en était réellement de cette fameuse normalité…
Un petit tour sur Momox (je n’achète quasiment que des livres d’occasion par éthique personnelle et soucis d’économie) et sur Amazon, histoire de me faire une idée!

Et là, une évidence me tombe dessus…
Plus de 90% des livres traitant de marketing, ventes, et tout autres sujets liés ont pour auteurs des hommes…

Bon, en soi, rien de vraiment étonnant quand on connait le nombre d’autrices éditées en France et dans le monde… (voir mon post Instagram sur le sujet!) Mais la réalité est là! Les technique de ventes sont édictées par des hommes, pour des hommes dans un système économique majoritairement masculin…

Et moi, je suis une femme, qui vends comme une femme!

Et vendre comme une femme, et bien, ça n’est pas théorisé! C’est donc a-normal…

Bon, à ce moment-là de l’article, j’ai déjà perdu la majorité de mon lectorat masculin et j’ai déjà été taxée de « Féministe »! (non, ce mot n’est pas une injure et ne fais pas de moi une mal-baisée à chats…). Et bien, tant-pis! j’assume!

Vendre comme une femme, c’est une chance!
La chance de sortir des cadres établis et trop connus des acheteurs potentiels. Vendre comme une femme, c’est une chance de créer la surprise, de déstabiliser et d’attirer l’attention!

Mais « vendre comme une femme », ça ne doit pas être synonyme d’amateurisme!

Vendre comme une femme doit s’appuyer sur des piliers solides d’expertise, de notoriété et de confiance! Si vous n’avez que la façade, vous en serez réduite à « minauder »… Et si l’utilisation de vos charmes peuvent fonctionner un temps, il ne vous suffiront pas à masquer le manque de l’un (ou plus) des trois piliers précités:
1. L’expertise
2. La notoriété
3. La confiance

Que vous ayez, ou non, fait des études de commerces, que vous ayez, ou non, étudié les techniques de ventes et de marketing, si l’un de ces piliers vous manque, vous aurez toujours du mal à conclure vos ventes!

Et dites-vous bien que ces trois piliers sont interdépendants! Si l’un est branlant, c’est tout l’édifice qui est fragile!

Donc, si vous avez du mal à créer votre offres, vous devez retravailler votre expertise et votre relation à votre cible.
Si vous avez du mal à attirer le bon contact (celui qui tient les cordon de la bourse), c’est que la notoriété vous fait défaut! et vous devez donc travailler votre relationnel et votre message.
Si vous avez du mal à conclure votre vente, il s’agit certainement d’un problème de confiance!
Soit la sensation que votre interlocuteur a de vous ne reflète pas votre expertise et votre notoriété, soit vous avez un problème de confiance en vous-même. Comment inspirer confiance à quelqu’un d’autre quand on se trouve soi-même nul? Là, il faudra peut-être travailler un potentiel syndrome de l’imposteur (promis, on y reviendra!)

Donc, pour conclure, vendre comme une femme, c’est accepter de sortir des schémas pré-établis de notre société capitaliste! C’est la possibilité de créer un système économique différent, qui impacte le monde de façon plus empathique et positive.

Alors, les filles, sortez des sentiers battus, soyez authentiques et soyez fières de vendre comme des femmes!


Auteur

femmesdevaleurvaleursdefemmes@gmail.com
Fondatrice de FVVF Coordinatrice du réseau Femmes des Territoires en Béarn des Gaves

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