confinement avril 2021
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Confinement et impression de page blanche…

Ces derniers jours, j’ai eu l’impression de vivre un espace entre parenthèses, une impression de vide, une impression de page blanche…
Entre un week end de Pâques, l’école à la maison et un décès… Bref tout est réuni pour m’obliger à lever le pied et avoir l’impression de ne plus du tout être productive.

Mais est-ce bien raisonnable de penser productivité alors que j’ai dû me transformer en institutrice (avec ce relent de déjà-vu…), que je n’ai plus mes quelques heures par jour consacrées entièrement au développement de FVVF et que j’ai pas eu une seule fois l’occasion d’aller au coworking cette semaine?

Quand je vois sur certains compte Instagram le quotidien de ces femmes aliénées par le télétravail et la nécessité de s’occuper de leurs enfants, j’hésite entre rire et pleurer.

Télétravailler, déjà, ce n’est pas possible
pour tous et toutes!

Certains métiers ne peuvent pas se faire derrière un ordinateur!
En milieu rural, c’est peut être encore plus compliqué à mettre en place qu’en ville! Premièrement à cause de notre mode de vie: si tous les ruraux ne sont pas agriculteurs ou agricultrices (malgré l’idée générale répandue en France…), nos métiers ne peuvent pas se faire uniquement derrière un ordinateur!
Beaucoup d’entre nous sommes artisans, entrepreneur.e.s, d’autres travaillent dans le milieu médical ou touristique… Autant de métiers qui nécessitent une présence physique!

Et quand ce n’est pas ça, et que l’on peut travailler à distance, encore faut-il bénéficier de l’équipement nécessaire!

Pendant que les marché de la 5G fait débat en France, ici, on a plus souvent la 3G que la 4G… La fibre, dont on nous parle depuis notre installation il y a 10 ans n’est toujours pas arrivée jusqu’à nous…
Alors, loin de moi l’idée de me plaindre parce que je n’ose imaginer le quotidien des familles coincées en appartement. Mais je tiens à rappeler que nous ne sommes pas tous logé.e.s à la même enseigne!
ça me fait penser au débat qui à déclencher mes premières colères personnelles sur la question des femmes en ruralité: A l’époque, je lisais le livre Présentes de Lauren Bastides.

A un moment dans le livre, elle évoque un débat avec Caroline de Haas sur la nécessité d’élargir les trottoirs pour limiter le harcèlement de rue. Alors, oui, pour avoir vécu en ville quelques années, je suis d’accord qu’une meilleure gestion des trottoirs permettrait une vie plus facile non seulement aux femmes mais également aux personnes en situation de handicap. Mais moi, la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est que j’aimerais bien avoir des trottoirs… Ici, il n’est pas rare d’être obligé de marcher sur la route avec ses enfants à la main pour aller à l’école du coin (quand il y a une école…).

J’ai donc refusé l’aliénation de la productivité en confinement!

J’ai effectivement la chance de pouvoir me le permettre et ce n’est pas forcément le cas de tout le monde. j’ai conscience d’avoir ce privilège. Alors, bien sûr, des choses évoluent, je travaille quand même, mais à un autre rythme, avec des objectifs réduits à la baisse et une remise à jour de mes priorités.
J’ai tout de même réussi à finaliser un article pour la Gazette de la talentueuse Sabrina du compte Olymperêve. Il paraitra vers la mi avril!
J’ai également déposé ma candidature au collège citoyen de France sur l’impulsion de Laura R! on verra bien ce que cela donnera.
Mais la création de contenu a pris un sacré coup dans l’aile… Par manque de motivation, par manque de temps de travail de qualité, par obligation de m’occuper de ma famille, et par ce syndrome de la page blanche qui m’assaille actuellement. Je n’ai pas du tout suivi le super calendrier éditorial que j’avais mis en place sous Trello… PFFF
La mise en place des évènements que j’ai prévu pour le mois de Mai se poursuit mais, une fois de plus, nous devons réduire nos ambitions et nous adapter aux conditions sanitaires…

Et vous savez quoi? tant pis! c’est comme ça! et je ne vais pas m’en rendre malade!

ça me force a travailler mon adaptabilité et mon côté perfectionniste! il vaut mieux fait selon les conditions réelles que pas fait du tout ou fait au détriment de ma santé mentale et physique!
Et sur le temps que je consacre du coup à faire autre chose, je revois mon rapport au vivant et mon rapport au temps. Je suis productive autrement, je jardine, je lis, je fais de la photo, je prends le temps d’observer ce qui se passe là tout près de mois. Bref, je prends soin de moi et des miens!

Artichaut du jardin
Artichaut du jardin…

Et vous? comment vivez-vous ce troisième confinement? syndrome de la page blanche ou productivité?

Auteur

femmesdevaleurvaleursdefemmes@gmail.com
Fondatrice de FVVF Coordinatrice du réseau Femmes des Territoires en Béarn des Gaves

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